Grande histoire que celle de La Vosgienne. Vous la connaissez certainement. Attention, il ne s’agit pas de la célèbre race de vaches mais de ces petites boîtes de bonbons au bon goût de miel et de sèves de pins (beurk) des Vosges ... miam !
Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de ces bonbons légendaires, étudiez donc ce petit PDF, bonne lecture.
Mais si je vous parle de La Vosgienne aujourd’hui, ce n’est pas pour vous vanter ses qualités gustatives, vous vous en doutez. C’est plutôt pour vous raconter quelle a été ça contribution à la fondation Patator.
1. La génèse
C’était il y a déjà pas mal de temps. Nous étions à la recherche des éléments qui nous permettraient de construire notre futur Patator à Air Comprimé. La construction était déjà assez difficile, et la confection du fameux piston de tir nous posait problème...
Vous pourrez d’ailleurs (je pense) encore retrouver comment construire cette machine dans mes liens (si le webmaster concerné n’a pas retiré ses plans sous la menace des autorités, lol)... Il nous manquait notamment de quoi faire un bouchon au piston, s’adaptant parfaitement à ses dimensions (en l’occurrence 80mm si je me souviens). Et c’est à ce moment qu’elle est venue à nous : nous trouvâmes un bouchon de boîte de bonbons la vosgienne. Ce dernier s’inséra parfaitement, reçut son morceau de tapis de souris (si ça vous parait obscur, reportez-vous aux plans), et c’était parti.
2. Une capricieuse ...
Et oui, hélas la vosgienne n’en faisait qu’à sa tête. Bien qu’ayant des formes idéales, elle s’avérait un peu trop souple, avait des fois du mal à revenir, restait collée au canon, ou se barrait littéralement, nous obligeant alors à tout redémonter. Mais on l’aimait aussi pour ça. Quand elle faisait sa chiante, un petit coup de tournevis par la vanne de tir, et elle se remettait à sa place !
3. ... qui n’aimait pas les coups de tournevis
Ce qui devait arriver arriva... Le dernier coup qu’elle reçu scella son destin à jamais. Trouée de part en part elle nous quitta (snif...). Une photo prise par la police judiciaire :
Bon ben, comme apparemment cela fonctionne, j'en profite pour vous proposer deux inédits filmés au début du printemps...bon visionnage !
Un tir champètre et Raoul qui prend peur
Notez (et écoutez) la méga fuite au niveau des vis
MAJ : en bonus, un gif animé on ne peut plus réussi nous provenant de Nico le scout (cf. commentaires).
Bon, il y a 3 jours de cela, nous enfantions enfin (si l'on puit dire) du Royères Air Force Artisanal Remote Ignition System (RAFARIS). Cela a donc l'aspect d'un détonateur en bois inspiré de la Septième Compagnie (tm), qui fonctionne sur ressort, avec interrupteur de sécurité et pile 9 volts.
Ensuite on en fait partir un cable de la longueur voulue, jusqu'à un petit relai 6 volts qui permet de faire fonctionner l'allume-gaz électronique classique.
Une fois le travail terminé, nous partions à l'aventure avec nos pommes de terres alcoolisées...
S'en est suivi un des plus grands moments de solitude de l'histoire du patator. Je m'explique... Il s'agissait en effet de notre projet stupide de lancer des patates enflammées, lesquelles auraient été trempées dans de l'alcool à brûler quelques temps avant la périlleuse expérience. Eh bien, il a été totalement impossible de faire ne serait-ce qu'un seul tir. Malgré les efforts de l'officer expérimenté qu'est chézou, il a été impossible d'obtenir une combustion. Faute à qui ? A l'alcool à brûler certainement et les gaz odorants qu'il dégage (beurk). Cela dit, est-ce bien de cela qu'est venue la déchirance... Le canon avait en effet été armé une ou deux minutes avant la fin des préparatifs et le premier tir... sans doute le patator avait-il déjà été neutralisé... snif.
Nos ingénieurs vont se pencher sur ce problème très bientôt.
MAJ:
Bon voilà, j'ai expérimenté la solution, et ça s'avère très efficace. Ca balance d'énormes étincelles. Mais en fait c'était tout con, le principe du court-circuit est le principe même du flash.
Dans notre cas, le "flash" n'est pas réalisé sous vide ni autour d'un matériau réfléchissant, c'est la seule différence. Le circuit est donc fait pour et est censé durer (les seules qui prennent cher en fait ce sont les électrodes (clous ou autres), les traces des "bioles" sont sympathiques).
Il s'agit donc d'une solution à tester absolument si vous avez l'occasion de mettre la main sur un appareil jetable à flash. Merci Benjamin.