Art de la guerre

Vendredi 24 juin 2005

Vous l'aurez compris, la reine chez nous, c'est la pomme de terre. Il est simple de s'en procurer, elle épouse parfaitement la forme des canons (en forçant beaucoup d'accord) et puis, et puis voilà ... ouais c'est vrai ça, pourquoi toujours des patates ?

Vous êtes totalement libre de mettre ce que vous voulez dans le patator.
Les fruits et légumes sont toujours des champions de distance. Problème: gaspillage bête et coût élevé si grande campagne militaire. Cela dit tous les tubercules, citrouilles & co marchent très bien. La carotte quant à elle est souvent trop dure. La tomate est interessante et très marrante. Les bogues des noix partent très bien.

 

Bon plan économique si vous habitez pas loin d'une forêt: les petites pommes de pin. En forçant, elles épousent parfaitement votre canon et partent très très vite. Cependant elle laissent trop passer l'air, et donc le gaz. De plus, la compression lors du tir est diminuée. C'est ce qui arrive avec tout projectile de calibre légèrement inférieur à celui du canon: il y a des fuites. Pour y remédier, plusieures solutions:
- faire une bourre de papier ou de mousse que vous placerez juste derrière le projectile, pour assurer l'étanchéité.
-> l'idéal: récupérer un vieux ballon en mousse usagé et y tailler des bouchons en mousse directement avec le canon en procédant par rotations. Ces bouchons ne partent pas loin lors du tir: on peut les récupérer aisément.

 

Voici un exemple de ce que j'utilise en tant que bouchon d'étanchéité (obtenu avec un ballon mousse):

Attention à ne pas mettre n'importe quoi: rien d'inflammable, ni d'explosif, ni de vivant (faut pas faire de mal aux animaux!).
Néanmoins, il y a une expérience qui nous tente pour le 14 juillet, mais que nous savons très dangereuse même avant de l'expérimenter. Il s'agirait de laisser mariner des pommes de terre pelées dans le l'alcool à brûler (escusez-nous seigneur de notre bêtise, mais nous sommes jeunes) pendant 24 heures, et je propulser les dites alcopatates à l'aide du patator et de nuit : avec un peu de chance, il se pourrait que cela produise des étoiles filantes si elles réussissent à s'enflammer lors de la combustion du gaz ...

Par G@RCIA
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Vendredi 24 juin 2005

La pomme de terre n'est pas un projectile très aérodynamique. Ainsi la force de frottement de l'air aura une importance, et tirer face au vent aura une incidence négative sur la portée. On peut néamoins essayer, lors de la découpe à l'emporte pièce, de faire en sorte que la longueur de patate insérée soit équivalente au diamètre du tube. On obtiendra alors un cube arrondi déjà plus homogène, et on n'aura pas un machin long qui part dans tous les sens en tournoyant sur lui-même. On gagne ainsi en portée. Evidemment, plus le dosage en gaz sera proche de la dose idéale, plus la patate partira loin. A vous de faire des essais et de déterminer cette dose. On pourrait s'amuser à faire des calculs, mais les laques ne sont pas toutes de la même constitution. De ce fait, les deux courtes giclées semblent convenir à la plupart des patators de 100 mm.

L'autre paramètre influant également est l'angle. C'est bien marrant de faire des chandelles mais ce n'est pas très efficace. C'est de la physique, l'angle qui donne la portée maximale est 45°. En effet si on considère l'équation cartésienne de la patate, qui s'obtient par calculs successifs de primitives et en partant de la seconde loi de Newton (en négligeant les frottements de l'air), on obtient:

z=- (g/2v0*cos²a)X² + (tan a)*X

 z étant l'altitude de la pomme de terre, a l'angle formé par le patator avec le sol, v0 la vitesse initiale et X la distance qui sépare le projeté orthogonal de la patate sur le sol du patator ; selon le schéma ci-contre :  

Ainsi lorsque la patate touche le sol, on a z=0
On résout donc une équation du second degré du type AX²+BX=0,
que l'on peut factoriser X(AX+B)=0
soit AX+B=0
on obtient: X= (v0²*sin2a)/g
X dépend de vO et de a
Donc si on fixe la vitesse initiale, X dépend de sin2a. Donc X est max si sin2a est max, donc si sin 2a=1 <=> sin 2a=sin 90° <=> 2a = 90 °
<=> a = 45 °

Donc 45 ° est bien l'angle avec lequel on obtient une portée maximale. Fermons cette parenthèse physique.

De plus si vous aimez la physique (si vous avez lu le paragraphe précédent quoi), vous allez pouvoir calculer, grace à la formule ci-dessus, la vitesse de la patate en sortie de canon, et si vous trouvez une constante (en fixant par exemple le mode de chargement et la quantité précise de gaz), vous pourrez effectuer des visées à plus de 100 mètres, à différentes altitudes, ... un vrai mortier.
Pour vous éviter les calculs, voici les formules trouvées à partir de la précédente:

  • La vitesse initiale v0(en m/s) à partir de la portée X (mesurée sur le terrain et en mètres), et de l'angle de tir a:
      v0=(X/cos a)*racine_de[g/(2*X*tan a)]
    ; g=9.8 m/s²
  • La portée(en m) en fonction de la vitesse initiale(supposée constante pour un patator donné) calculée précédemment et de l'angle:
      X= (v0²*sin2a)/g
     Attention, pour trouver la portée en mètres, il faut rentrer v0 en mètres par secondes.
  • L'altitude maximale H (ou flêche) atteinte par la patate (en m):

  H= (v0²*sin²a)/(2g)

Déterminer l'angle de tir est facile, par contre déterminer la portée pour calculer la vitesse est autre chose. Astuce: se placer sur un stade d'athlétisme et faire varier l'angle pour obtenir un tir de 100 mètres. Avec ça vous pourrez calculer précisément la vitesse propre en sortie de canon de votre patator et ensuite vous amuser comme un petit fou...

Par G@RCIA
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Vendredi 24 juin 2005

Vous préférez le bruit du patator ou sa puissance ?

En me basant sur mon expérience (assez récente) et celle de mes confrères, nous sommes arrivés aux lois empiriques de comportement du patator. Je sais, les sciences expérimentales ne font pas tout. Ici rien n'est démontré, ce n'est que de l'observation dans le but de vous informer. Si quelqu'un a une objection à faire à cette théorie, je serai heureux de lire son commentaire et de modifier mon article.

Ces lois définissent donc le comportement du patator (bruit et portée) en fonction de la quantité de gaz qu'on lui administre: Ce schéma résume la situation:

Ainsi il existe un volume de gaz idéal, pour lequel l'explosion a le meilleur rendement. Si on s'éloigne par excès ou par défaut de cette valeur idéale, on perd en portée. L'expérience révèle aussi l'existence de deux valeur seuil: une en-dessous de laquelle il n'y a pas d'explosion par manque de gaz (l'étincelle n'enflamme pas le gaz), et une autre au-dessus de laquelle il y a trop de gaz. Dans ces deux cas, le mélange air-gaz ne permet pas l'explosion.
Il peut y avoir des cas où les deux valeurs seuil dépendent aussi de l'allumage: puissance et écartement des électrodes. Plus l'étincelle est grande et franche, plus les valeurs limites sont repoussées.
Essayez donc, si vous le voulez, de vous inspirer de cette étude pour trouver le dosage idéal correspondant à votre patator.
Pour ce qui est du bruit, vous l'aurez remarqué comme moi (à moins que je n'aie rien compris du tout, dans ce cas dites le moi), plus il y a de gaz, plus le bruit est prononcé. On peut passer du "Shlumpf" ou "Flouf", au "Shpak" ou "Brawe" selon la dose. A vous de choisir... Le bruit vient également de la compression. Plus il y a de bazar dans le canon, plus c'est tassé, alors plus la pétarradée sera impressionnante. Par contre attention à la casse ...

Par G@RCIA
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Dimanche 31 juillet 2005

 Il s’agit là de la jeune noix qui tombe prématurément l’été. Le projectile est donc constitué de la noix encore emprisonnée dans le brou. De forme très aérodynamique et de très forte densité, la noix est vraiment redoutable. Si la difficulté à insérer le projectile dans votre canon ne vous arrête pas, alors vous assisterez à coup sûr à un tir mémorable. Certainement un des champions des projectiles.  

 

   Il est cependant assez rare et n'est disponible que pendant une courte période de l’année. A réserver aux tireurs avertis. Permet d'atteindre facilement la portée maximale de votre patator. Ces noix précoces sont particulièrement adaptées (du moins, celles que j'ai récoltées) aux canons de 40 vraisemblablement. Elles vont également assez bien pour le chargement à l'emporte pièce, si la réduction à effectuer n'est pas trop importante (pour ne pas atteindre la coque).

 

Convient aussi admirablement bien pour faire des ricochets sur plan d'eau (vraiment très jouissif): facilement 5 ricochets sur une centaine de mettres et des bonds d'une dizaine de mètres chacun. Excellent ! Salut !

Par G@RCIA
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Dimanche 14 août 2005

Et oui, quand on a plus de laque, de déodorant et de bombe à chiote, qu'est-ce qu'on prend pour faire feu ?? hein, hein ?

Et bien on prend une bombe anti-moustiques bien sûr ! Ou avais-je la tête !! De toute façon, c'est simple, tout aérosol qui porte la mention "Extrèmement inflammable" est bon à prendre.

Par contre, à chaque combustible son dosage. Pour le "Catch", il semblerait qu'il en faille plus. Mais les détonations étaient encore plus, ..., croustillantes dirai-je, qu'avec la laque classique. A vous de trouver le meilleur gaz.

Par G@RCIA
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